PARIS, le 24 juin 2026** – Les opérateurs funéraires dédiés aux familles musulmanes se mobilisent pour offrir une voix et une structure communes à la gestion des obsèques de la diaspora marocaine. Réunies au sein d’une dynamique associative inédite, des entités privées du secteur funéraire viennent d’officialiser la création et le déploiement du **Collectif des Pompes Funèbres Franco-Marocaines (CPFFM)**.

Ce rassemblement marque un tournant historique pour les professionnels du secteur. Loin d’être une simple alliance commerciale, le collectif se positionne comme un interlocuteur de référence pour collaborer étroitement avec les institutions et autorités du Royaume du Maroc (Ambassade, Consulats, Ministère des Affaires Étrangères).
#### **Un slogan fort pour une mission sacrée**
C’est sous un crédo à la fois percutant et solennel que les membres fondateurs ont résumé le sens de leur démarche :
> *« Les autorités marocaines sont présentes pour la diaspora marocaine des vivants, et nous, nous collaborons avec elles pour les morts. Chaque citoyen mérite d’être traité avec dignité, mort ou vivant, au Maroc ou à l’étranger. »*
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Cette profession de foi rappelle que le devoir d’accompagnement et de protection de l’État et de ses partenaires ne s’arrête pas au dernier souffle. Elle met en lumière une complémentarité essentielle : alors que les consulats gèrent les démarches administratives et administrés de leur vivant, le CPFFM prend le relais logistique et rituel pour veiller au respect sacré des défunts.
#### **Entre conformité légale et fidélité aux rites**

Le président du Collectif, Mustapha Ettaouzani, entouré d’un bureau de professionnels aguerris – incluant Sonia El Maaroufi (Secrétaire adjointe), Samad Akrach (Secrétaire général) et Rachid Nd-Bbassaid (Trésorier) –, a rappelé la double exigence qui anime le réseau. Le défi majeur consiste à garantir des obsèques strictement conformes aux prescriptions de l’Islam tout en naviguant rigoureusement dans les cadres légaux français et marocains.
Qu’il s’agisse de faciliter et d’encadrer le rapatriement des corps vers le Maroc (coordination avec les compagnies aériennes, obtention des laissez-passer mortuaires consulaires) ou de militer pour le développement et l’entretien de carrés musulmans pérennes en France, le collectif fait de la dignité et de la transparence ses maîtres-mots.
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Une dynamique transfrontalière : cap sur la Belgique
L’écho de cette mobilisation dépasse déjà les frontières de l’Hexagone et inspire l’ensemble de la diaspora européenne. Présent lors du rassemblement, Nasser Eddine Ougouti, gérant du Groupe Karama à Namur (Belgique), a fait part de son intention ferme de dupliquer ce modèle vertueux outre-Quiévrain.
Constatant des problématiques et des aspirations similaires au sein de la communauté marocaine de Belgique, M. Ougouti ambitionne de structurer un collectif jumeau sur le territoire belge. Cette future antenne travaillera en parfaite synergie avec les autorités consulaires et diplomatiques marocaines en Belgique, renforçant ainsi un réseau européen interconnecté de professionnels unis pour la dignité des défunts.
Vers une structuration globale d’ici fin 2026**
Le plan de route du CPFFM pour les prochains mois s’annonce dense. Outre le renforcement des liens institutionnels avec l’Ambassadrice du Royaume du Maroc en France, le collectif prévoit de concevoir des partenariats « gagnant-gagnant » avec les compagnies d’assistance et d’assurance marocaines. L’objectif est de standardiser des prestations de haute qualité, de maîtriser les délais et d’optimiser les coûts au bénéfice direct des familles endeuillées.
En unissant ces entités privées sous une même charte éthique et un parcours d’adhésion exigeant, le CPFFM entend rompre l’isolement des petits opérateurs et s’imposer comme le gardien de la dignité post-mortem de la communauté franco-marocaine. Une initiative saluée par les familles, pour qui la certitude d’un dernier voyage digne et conforme à leurs valeurs n’a pas de prix.



