La rapidité sans précédent avec laquelle évolue le dossier du Sahara marocain, ainsi que l’invitation de Messaoud Boulus aux parties concernées pour une seconde session de négociations à Washington, selon les médias espagnols, reflètent une nouvelle orientation claire dans la philosophie de l’administration Donald Trump : il n’y a plus de place pour le jeu du temps.
### Une approche pragmatique
L’administration américaine actuelle adopte une perspective selon laquelle le prolongement de ce conflit n’est plus simplement un différend régional, mais est devenu un véritable fardeau pour la sécurité nationale de la région et pour les intérêts stratégiques des États-Unis en Afrique. Dans cette optique, Washington cherche à passer d’une gestion de la crise à une résolution effective.
### Transformations qualitatives
La détermination de Trump à gérer ce dossier signifie en pratique qu’il transforme les décisions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797, de simples recommandations politiques en outils effectifs de décision, tant sur le plan légal que sur le terrain. Cela représente un tournant qualitatif dans la manière dont la communauté internationale aborde cette question.
### Déconstruction du gel traditionnel
Ce nouvel élan décompose les mécanismes de gel traditionnels qui ont régné sur le dossier pendant des décennies et met un terme à la politique d’hésitation et de report. Les négociations en cours, qui se déroulent en partie dans l’ombre, ne portent plus sur le principe de la solution ou sa faisabilité, mais se concentrent sur les derniers détails d’une sortie qui préserverait la dignité de toutes les parties.
### Sous le plafond de la souveraineté marocaine
Tout cela se déroule sous le plafond de la souveraineté marocaine, car la proposition d’**autonomie** est devenue le seul chemin encore disponible sur la table internationale, ainsi que la solution réaliste qui bénéficie d’un soutien croissant de la part des puissances influentes.
### Une phase de décision finale
Ainsi, le dossier du Sahara marocain semble entrer dans une phase de décision finale, où le temps n’est plus en faveur des parties misant sur le maintien du statu quo, face à une volonté internationale clairement orientée vers la fermeture définitive et durable de ce dossier.
Les transformations fondamentales de cette question indiquent une nouvelle direction vers un entendement et un consensus susceptibles de contribuer à la stabilité de la région et à la réalisation des aspirations des peuples concernés.



